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Enjeu stratégique du conflit culturel depuis le XIXe siècle, la religion apparaît comme la forteresse la mieux tenue.
La plupart des convertis continuent de prendre part aux cérémonies religieuses ancestrales, lesquelles sont encore très présentes dans le mouvement de «malgachisation» culturelle des Églises.
Elle est aussi perceptible dans le fait – contradictoire – que le puissant mouvement du «Réveil», réformé et luthérien, soit amené à «diaboliser» la culture malgache pour s'en détacher.
Il est d'ailleurs remarquable que, dans un pays aussi respectueux des décisions gouvernementales, le culte des palladiums royaux, explicitement condamné par la reine en 1869, ait perduré dans la clandestinité.
Dans les cérémonies de possession (tromba), de grands ancêtres communiquent avec les vivants.
Les monothéismes, surtout depuis la conversion de la reine en 1869, ont été adoptés par une large partie de la population.
Les fidèles des Églises chrétiennes sont nombreux sur les Hautes Terres et dans les villes, les musulmans (1,7 % de la population) dans les villes et les régions du Nord et du Nord-Ouest.
La religion ancestrale fait montre d'une vitalité que souvent les citadins ignorent; malgré le discours officiel, ses cérémonies rassemblent plus de fidèles que les manifestations chrétiennes.
Date de création : 08/06/2004 @ 12:24
Dernière modification : 08/06/2004 @ 12:24
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