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Si le premier millénaire de l'histoire malgache est encore mal connu, des documents d'origine arabe (en particulier al-Masoudi, géographe qui visita l'Afrique orientale dans la première moitié du Xe siècle) et la tradition orale nous documentent assez précisément sur les événements survenus à partir du VIIe siècle.
L'économie malgache a en effet été très liée à l'histoire du Moyen-Orient, région à laquelle elle fournissait aromates, épices et parfums. Le cubèbe, plante médicinale appréciée des Arabes, venait de Madagascar.
Sur mer, les navigateurs musulmans établirent, aux dépens des Austronésiens, leur contrôle sur les routes et le trafic de l'océan Indien.
Mais l'influence culturelle du Moyen-Orient se limita à quelques comptoirs secondaires du réseau swahili.
Les vestiges d'un comptoir arabe datant du XIe ou du début du XIIe siècle ont été mis au jour près de Vangaindrano, sur la côte sud-est, et il est prouvé que l'islam avait fait quelques incursions dans l'intérieur du pays bien avant le XVIe siècle.
Par ailleurs, une «ancestralité» partiellement arabe a conféré aux dynasties malgaches postérieures un surcroît de prestige.
La position de Madagascar en fit pendant plusieurs siècles la plaque tournante de la traite esclavagiste sur la côte orientale de l'Afrique et dans l'océan Indien.
Du XIIe au XVIIIe siècle, le trafic fut dominé par les marchands arabes, qui fondèrent des comptoirs sur la côte nord-ouest.
Il fut ensuite le fait des Européens.
Date de création : 08/06/2004 @ 12:44
Dernière modification : 08/06/2004 @ 12:48
Catégorie : Histoire
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